La voix de l’enfant


Dans notre bureau, nous discutons souvent de la voix de l’enfant. Mais, qu’est-ce que cela signifie dans les faits ? Et en quoi cela influence-t-il notre démarche ?

La voix de l’enfant signifie essentiellement que les jeunes personnes qui ont la capacité de se forger une opinion ont le droit de l’exprimer. Ce droit est répété tout au long de la Convention sur les droits de l’enfant. La Convention stipule également que les gouvernements doivent tenir compte de l’opinion d’un enfant selon la capacité de ce dernier.

L’idée d’écouter la voix de l’enfant est nouvelle pour bon nombre de personnes à travers le monde. Mais, la voix de l’enfant est le reflet d’une nouvelle appréciation du rôle des jeunes personnes dans la prise de décision. Nous sommes de plus en plus sensibles au fait que l’opinion des jeunes personnes pour contribuer à bâtir un monde meilleur pour tous. La voix de l’enfant signifie que les enfants ne sont pas uniquement assujettis aux décisions du gouvernement. Ils sont plutôt encouragés à faire entendre leur voix dans les matières qui les touchent.

Il est cependant important de se rappeler que tous les articles de la Convention sont interdépendants. Il n’existe pas de droit plus important qu’un autre. Le droit de l’enfant à s’exprimer doit être considéré en conjonction avec la responsabilité du parent d’élever son enfant.

Alors, de quelle façon ce concept oriente-t-il notre travail ? Nous aimons dire que tout notre travail prend sa source dans la voix de l’enfant. Lorsque nous défendons les jeunes individuellement, l’enfant ou le jeune dirige nos gestes en fonction de ses capacités. Lorsque nous procédons à des examens, nous sollicitons aussi l’opinion des enfants et des jeunes. Ce sont eux après tout qui sont le plus touchés par les lois, les politiques, les programmes et les services que nous révisons.